
Choisir entre Ang Thong et les Similan n’est pas une question de beauté, mais de responsabilité écologique.
- L’archipel des Similan est un sanctuaire d’une extrême fragilité, exigeant un comportement de visiteur quasi invisible pour préserver ses coraux millénaires.
- Le parc d’Ang Thong, plus résilient, offre une exploration plus immersive de la capacité d’un écosystème à cohabiter avec un tourisme maîtrisé.
Recommandation : Votre décision doit se fonder sur le type de témoin que vous souhaitez être. Votre mission n’est pas de consommer un paysage, mais de comprendre et de respecter le vivant.
Face à la splendeur des parcs marins thaïlandais, le voyageur se pose souvent la question : Ang Thong et son lagon émeraude ou les îles Similan et leurs fonds marins de renommée mondiale ? La réponse habituelle se résume à une simple alternative : le kayak et les points de vue pour l’un, la plongée d’exception pour l’autre. Mais en tant que biologiste marin, je vous le dis : cette vision est terriblement réductrice. Elle occulte l’enjeu fondamental qui devrait guider chaque amoureux de la nature : l’impact de notre présence sur des écosystèmes à la fois majestueux et sur le fil du rasoir.
Le véritable choix ne se situe pas entre deux cartes postales. Il s’agit d’un arbitrage éthique entre deux modèles de conservation distincts. D’un côté, un sanctuaire sous haute tension (Similan), où chaque visiteur ajoute une pression anthropique mesurable. De l’autre, un écosystème robuste (Ang Thong) qui démontre une certaine résilience face à un tourisme encadré. La vraie question n’est donc pas « Que vais-je y voir ? », mais « Quel rôle vais-je y jouer ? ». Serez-vous un simple consommateur d’images ou un observateur conscient, dont l’empreinte est aussi légère que le vol d’un oiseau marin ?
Cet article vous propose de dépasser la simple comparaison esthétique. Nous allons analyser ces deux joyaux sous le prisme de leur biologie, de leur fragilité et des règles qui les protègent. L’objectif est de vous donner les clés pour faire un choix éclairé, non seulement pour votre plaisir, mais surtout pour la survie de ces trésors de biodiversité. Vous apprendrez pourquoi une porte fermée est une bonne nouvelle, comment observer sans déranger et pourquoi votre gourde est votre meilleur outil de militant.
Ce guide est une invitation à transformer votre regard. En comprenant la dynamique fragile de ces parcs, vous ne choisirez plus seulement une destination, mais une manière d’interagir avec le monde sauvage. Explorez avec nous les coulisses de ces écosystèmes pour devenir un voyageur qui protège ce qu’il est venu admirer.
Sommaire : Guide pour un choix éclairé entre deux joyaux marins thaïlandais
- Pourquoi les parcs marins ferment-ils pendant la mousson et pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?
- Tente ou bungalow du parc : comment réserver votre nuit sur l’archipel des Similan ?
- Comment observer les tortues sans les stresser ni toucher le fond sableux ?
- Le défi du zéro plastique sur un bateau : comment refuser les bouteilles individuelles ?
- À quelle heure le Lagon Bleu d’Ang Thong est-il le plus photogénique et désert ?
- L’erreur de marcher sur le récif qui détruit 10 ans de croissance corallienne
- Comment choisir une mission de volontariat courte qui ne vole pas le travail des locaux ?
- Quel parc national choisir pour observer des éléphants sauvages en toute sécurité ?
Pourquoi les parcs marins ferment-ils pendant la mousson et pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?
L’annonce de la fermeture d’un parc national est souvent perçue comme une contrainte par les voyageurs. C’est une erreur de perspective fondamentale. Pour un biologiste, c’est la meilleure nouvelle qui soit. Ces fermetures saisonnières, notamment celle des Similan de mai à octobre, sont un acte de gestion écologique vital, un véritable « droit au repos » accordé à des écosystèmes épuisés. Ce n’est pas seulement une question de sécurité due à la mousson ; c’est une stratégie de conservation proactive. Selon les autorités du parc, ces 5 mois de fermeture annuelle sont le temps minimum nécessaire pour permettre une régénération significative des coraux et de la vie marine, loin de la pression des bateaux, des ancres et des plongeurs.
Ce répit planifié est essentiel, car il évite de devoir recourir à des fermetures d’urgence, bien plus dramatiques. Récemment, la Thaïlande a dû interdire temporairement l’accès à 12 parcs marins suite à un épisode de blanchissement massif des coraux. Ce phénomène, causé par le réchauffement de l’eau, voit les coraux expulser les algues symbiotiques qui leur donnent couleur et vie, les laissant squelettiques et vulnérables. La fermeture saisonnière donne une chance aux récifs de renforcer leur résilience face à de tels chocs thermiques. C’est un outil préventif, là où la fermeture d’urgence est un constat d’échec.
La logique est implacable : la mousson du sud-ouest impose une pause à la côte d’Andaman (Similan), tandis que les vents forts dans le Golfe de Thaïlande réduisent l’accès à Ang Thong entre octobre et janvier. Ces périodes de quiétude sont cruciales non seulement pour le corail, mais aussi pour des événements clés comme la ponte des tortues marines, qui ont besoin de plages désertes pour perpétuer leur cycle de vie. Accepter et même célébrer ces fermetures, c’est comprendre que la nature n’est pas un service H24, mais un organisme vivant qui a besoin de respirer.
Tente ou bungalow du parc : comment réserver votre nuit sur l’archipel des Similan ?
La question est un piège, mais elle est révélatrice de notre rapport à la nature. La réponse est simple et sans appel : vous ne pouvez pas. Depuis 2018, il n’existe absolument plus aucun hébergement autorisé sur les îles Similan. Cette décision radicale des autorités thaïlandaises n’est pas un caprice, mais une mesure de survie pour l’archipel. Face à l’impact dévastateur du tourisme de masse, qui a mené à une dégradation visible des récifs et à une pollution alarmante, l’interdiction de toute nuitée a été le seul moyen de réduire la pression anthropique à un niveau soutenable.
Alors, comment « visiter » les Similan ? L’accès est désormais strictement contrôlé par un système de quotas journaliers et une réservation obligatoire via une plateforme en ligne (E-Ticket). Votre expérience se limitera à une excursion à la journée, orchestrée pour minimiser l’impact. Cette approche peut sembler frustrante, mais elle est le symbole d’une prise de conscience : la préservation de l’écosystème prime sur le confort du visiteur. L’idée n’est plus de « posséder » l’île le temps d’une nuit, mais d’être un invité privilégié et éphémère.
Ce modèle de visite ultra-réglementé est la signature des Similan. C’est un sanctuaire que l’on approche avec humilité, pour une durée limitée. Ang Thong, comme nous le verrons, offre une approche différente, mais cette interdiction aux Similan est une leçon puissante : certains lieux sont si précieux et si fragiles que notre seule façon de les aimer est de les laisser tranquilles la majorité du temps. Le « luxe » n’est plus de dormir sur place, mais d’avoir la permission d’y poser le pied quelques heures.
Comment observer les tortues sans les stresser ni toucher le fond sableux ?
Observer une tortue marine dans son milieu est un privilège, pas un dû. Ces animaux, dont les populations sont en déclin, sont extrêmement sensibles au stress. L’ONG NAUCRATES, qui mène un programme de protection des tortues depuis plus de 20 ans en Thaïlande, constate une diminution inquiétante du nombre de nids. Chaque interaction humaine mal gérée ajoute une pression sur ces survivantes de la préhistoire. La règle d’or est simple : devenir invisible. Pour cela, la maîtrise de sa flottabilité est non-négociable. En snorkeling, le pire réflexe est de se tenir à la verticale, obligeant à des mouvements de palmes constants qui soulèvent des nuages de sable et peuvent heurter l’animal ou le corail.
L’approche correcte est l’observation passive. Adoptez la position de « l’étoile de mer » : flottez à l’horizontale à la surface, bras et jambes écartés pour la stabilité, le visage dans l’eau. Respirez calmement par votre tuba et ne bougez plus. Cette immobilité signale à la tortue que vous n’êtes pas une menace. Maintenez toujours une distance de sécurité d’au moins 5 mètres. Ne la poursuivez jamais, ne lui coupez jamais la route vers la surface (elle a besoin de respirer !) et, bien sûr, ne la touchez sous aucun prétexte. Votre objectif est de la laisser évoluer dans son « corridor » de vie, entre les zones d’alimentation et de repos, sans qu’elle n’ait à modifier sa trajectoire à cause de vous.

Comme le montre cette image, l’observation respectueuse se fait à distance, en parfaite neutralité. Le plongeur est un simple spectateur, pas un acteur. Toucher le fond sableux, même du bout de la palme, est aussi à proscrire. Cela détruit la microfaune qui y vit et soulève des sédiments qui peuvent étouffer les coraux voisins. Une bonne observation est silencieuse, immobile et respectueuse de l’intégralité de l’environnement, du fond à la surface.
Le défi du zéro plastique sur un bateau : comment refuser les bouteilles individuelles ?
L’émerveillement face à un récif corallien perd tout son sens si l’on contribue, quelques instants plus tard, à sa destruction. Le plastique à usage unique est l’ennemi numéro un des océans. Le contexte est alarmant : selon Ocean Conservancy, la Thaïlande fait partie des 5 pays responsables de 60% des déchets plastiques qui finissent en mer. Chaque bouteille en plastique distribuée sur un bateau d’excursion est une bombe à retardement pour la faune marine, que les tortues confondent avec des méduses et que les oiseaux ingèrent jusqu’à la mort.
Le « défi du zéro plastique » n’est pas une option, c’est une obligation morale pour tout visiteur conscient. Refuser les bouteilles individuelles offertes par les opérateurs touristiques est le premier geste militant. Cela peut sembler gênant, mais c’est un acte d’éducation puissant. La clé est la préparation et la communication. Avant même de monter à bord, vous devez être l’alternative incarnée. Expliquez poliment que vous avez votre propre solution et que vous participez, à votre échelle, à la protection du parc que vous venez visiter. Votre action peut inspirer d’autres voyageurs et, à terme, inciter les opérateurs à changer leurs pratiques.
Le plus difficile est de passer de la parole aux actes. Il ne suffit pas de refuser, il faut avoir anticipé. Préparer son excursion en amont est la seule solution viable pour éviter de se retrouver à devoir accepter une bouteille par nécessité. L’équipement est simple, mais il doit faire partie de votre kit de voyageur responsable au même titre que votre maillot de bain.
Votre plan d’action pour une excursion zéro déchet
- Anticipation : Équipez-vous d’une gourde réutilisable de grande capacité (1,5L minimum) avant votre départ. Les modèles en inox isotherme sont idéaux.
- Communication : Dès la réservation, demandez à l’opérateur s’il dispose d’un système de remplissage d’eau collectif (fontaine à eau, bonbonne). Privilégiez ceux qui répondent oui.
- Éducation : Au moment où l’on vous tend une bouteille, refusez-la avec un sourire en montrant votre gourde et en expliquant simplement : « Non merci, j’essaie d’éviter le plastique pour protéger les coraux ».
- Influence : Choisissez des opérateurs certifiés éco-responsables, qui ont déjà banni le plastique à usage unique. Votre argent est un vote.
- Compensation : Si vous êtes dans un groupe, proposez d’organiser une petite collecte de 5 minutes sur la plage visitée. Cela rend l’impact du plastique très concret pour tout le monde.
À quelle heure le Lagon Bleu d’Ang Thong est-il le plus photogénique et désert ?
Le lac émeraude (Talay Nai) de Koh Mae Ko, dans le parc d’Ang Thong, est une merveille géologique. Mais ce statut de star lui vaut d’être pris d’assaut. Entre 10h et 15h, le point de vue qui le surplombe se transforme en une fourmilière de perches à selfie. Pour capturer sa magie et entendre le silence, il n’y a pas de secret : il faut être là quand les autres n’y sont pas. Et pour cela, la seule solution est de s’offrir une nuit sur l’île principale du parc, Koh Wua Talap.
Contrairement aux Similan, le parc d’Ang Thong autorise l’hébergement dans de simples bungalows ou tentes gérés par les rangers. C’est ici que se trouve la clé de l’expérience. En dormant sur place, vous vous affranchissez du rythme des excursions à la journée qui déversent leurs flots de touristes depuis Koh Samui. Le véritable spectacle commence lorsque le dernier speedboat est reparti. Vous pouvez alors louer un kayak et pagayer vers Koh Mae Ko au petit matin. Arriver au point de vue avant 8h30 vous garantit une lumière dorée, une atmosphère paisible et des photos sans personne.
Le soir offre une autre récompense. Le point de vue de Pha Jun Jaras, sur l’île où vous dormez, offre un coucher de soleil spectaculaire sur l’ensemble de l’archipel. C’est un privilège réservé à la poignée de visiteurs qui ont fait le choix de la simplicité et de l’immersion. Pour les photographes, le conseil ultime est aussi éthique : une fois votre cliché parfait obtenu, résistez à la tentation de le géolocaliser avec précision sur les réseaux sociaux. Un simple #AngThong suffit. Partager la beauté, oui ; guider les foules vers un lieu et une heure précis, non. C’est aussi ça, protéger un lieu.
L’erreur de marcher sur le récif qui détruit 10 ans de croissance corallienne
C’est une scène que je vois trop souvent : un snorkeler, fatigué, qui se met debout sur ce qu’il pense être un rocher pour ajuster son masque. C’est une tragédie silencieuse. Ce « rocher » est un être vivant, une colonie corallienne qui a mis des décennies, voire des siècles, à se construire. Certains récifs coralliens des Similan ont environ 5000 ans, témoignant d’une croissance d’une lenteur exaspérante. Un seul pas peut anéantir le travail d’une décennie. Les coraux branchus, comme les Acropora, sont particulièrement fragiles. Leurs structures délicates se brisent sous la moindre pression, laissant une cicatrice blanche qui mettra des années à se régénérer, si elle y parvient.
L’erreur vient d’une méconnaissance de la nature du fond marin. Un récif n’est pas un paysage inerte, c’est une métropole grouillante de vie. Chaque centimètre carré est colonisé. Marcher sur un corail, c’est comme piétiner le visage d’un animal. L’impact est double : non seulement vous brisez le squelette calcaire de la colonie (la structure visible), mais vous écrasez aussi des milliers de minuscules polypes, les véritables animaux-bâtisseurs du récif. C’est un massacre à une échelle microscopique avec des conséquences macroscopiques.

Regardez de près la complexité de cette structure. Chaque ramification est le fruit d’un lent processus de construction. Sur la côte est des Similan, on trouve des récifs en pente douce, très accessibles et donc très vulnérables au piétinement. La seule règle est la flottabilité constante. N’allez jamais dans une zone où vous n’êtes pas sûr d’avoir assez d’eau sous vos palmes. Si vous êtes fatigué, retournez au bateau ou à la plage de sable. Le récif n’est ni une aire de repos, ni un trottoir. C’est le cœur battant de l’océan, et il est de notre devoir de ne jamais le toucher.
Comment choisir une mission de volontariat courte qui ne vole pas le travail des locaux ?
L’envie d’aider est noble, mais le « volontourisme » peut parfois faire plus de mal que de bien. Une mission mal conçue peut créer une dépendance, dévaloriser les compétences locales ou simplement servir d’alibi « bonne conscience » à des voyageurs. Pour qu’une mission de volontariat, surtout si elle est courte, soit éthique, elle doit répondre à des critères stricts. Le principe fondamental : le volontaire est là pour apporter une compétence que les locaux n’ont pas ou pour fournir une force de travail sur des tâches non-qualifiées que personne ne ferait sinon (comme le ramassage de déchets), et non pour se substituer à un emploi qui pourrait être rémunéré.
Un bon projet s’intègre dans le tissu local au lieu de s’y superposer. Par exemple, des ONG sérieuses en Thaïlande qui travaillent sur la protection des tortues marines le font depuis plus de 20 ans en formant et en employant des locaux. Les volontaires viennent en appui sur des tâches précises : collecte de données nocturne pendant la ponte, surveillance des nids, saisie informatique. Le travail scientifique mené grâce à cet appui a permis la mise en place de stratégies de conservation concrètes, adoptées par les autorités. Le volontaire ne dirige pas, il assiste.
Avant de vous engager, menez l’enquête. Un projet éthique n’a rien à cacher. Il doit être transparent sur la répartition de vos frais de mission (combien va réellement au projet, à l’hébergement, à l’administration ?). Il doit prouver sa collaboration avec les communautés et les autorités locales. Voici les points essentiels à vérifier :
- Collaboration locale : L’ONG travaille-t-elle main dans la main avec les rangers du parc, les chefs de village ou les écoles locales ?
- Compétences transférables : Le projet inclut-il un volet de formation pour la population locale, afin qu’elle puisse à terme s’approprier les actions de conservation ?
- Justification des volontaires : Le rôle des volontaires est-il clairement défini et justifié ? Apporte-t-il une plus-value que les locaux ne peuvent fournir (compétences techniques, financement, main d’œuvre ponctuelle massive) ?
- Transparence financière : La structure communique-t-elle ouvertement sur l’utilisation des fonds versés par les volontaires ?
- Durée et impact : Pour des missions courtes (moins d’un mois), privilégiez celles qui se concentrent sur des tâches très spécifiques et à fort besoin de main d’œuvre, comme le nettoyage de plages ou la construction d’infrastructures légères.
À retenir
- Le choix entre Ang Thong et Similan est un acte de conscience écologique, pas seulement une préférence de voyage.
- La fragilité extrême des Similan impose un tourisme de « témoignage » (visite à la journée, quotas stricts), tandis que la résilience d’Ang Thong permet un tourisme « d’immersion » (nuit sur place).
- Le respect absolu se traduit par des gestes concrets : observation passive des animaux, flottabilité maîtrisée pour ne jamais toucher le corail, et refus systématique du plastique à usage unique.
Quel parc national choisir pour observer des éléphants sauvages en toute sécurité ?
Cette question est peut-être la plus importante de toutes, car sa réponse est le point culminant de notre raisonnement de biologiste. Pour observer des éléphants sauvages, le parc à choisir n’est ni Ang Thong, ni les Similan. Et c’est une excellente nouvelle. L’absence de mégafaune terrestre comme les éléphants dans ces parcs marins insulaires n’est pas un manque, c’est un bio-indicateur de leur intégrité écologique. Ces archipels n’ont jamais fait partie de l’habitat naturel des éléphants. Leur écosystème s’est développé sans eux et est parfaitement équilibré ainsi. Tenter d’y introduire des éléphants pour le plaisir des touristes, comme cela a été fait dans certains endroits en Thaïlande, serait une aberration écologique.
Comme le résume parfaitement un guide naturaliste local, cette absence est un signe de santé :
L’absence d’éléphants dans Ang Thong et Similan est en réalité un indicateur de santé écologique.
– Guide naturaliste local
Comprendre et accepter cela, c’est le stade final de la transformation de votre regard de touriste en celui d’un naturaliste. Chaque écosystème a sa propre signature, sa propre faune. On ne va pas dans un parc marin pour y voir des animaux terrestres. Pour observer des éléphants sauvages en Thaïlande de manière éthique et sécuritaire, il faut se tourner vers les grands parcs nationaux continentaux comme Khao Yai, Kui Buri ou Khao Sok, où des populations sauvages évoluent dans leur habitat naturel et où les protocoles d’observation sont conçus pour leur quiétude.
En conclusion, votre choix entre Ang Thong et les Similan doit être guidé par la spécificité de ce que vous venez chercher : une interaction respectueuse avec un écosystème marin. L’un vous apprendra la résilience, l’autre la fragilité. Mais aucun ne doit être détourné de sa nature profonde. Choisir le bon parc, c’est aussi choisir de ne pas y chercher ce qui ne doit pas s’y trouver.
Maintenant que vous détenez les clés pour un choix responsable, votre rôle ne fait que commencer. Appliquer cette grille de lecture éthique et biologique à chaque future destination est le pas suivant pour transformer durablement votre manière de voyager. Faites de chaque voyage une occasion d’apprendre et de protéger, pas seulement de consommer.